Travailler au Japon quand on est Français : secteurs qui recrutent, salaires et visas (2026)

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Un homme et une femme en tenue professionnelle discutent dans un hall, avec une sacoche et un ordinateur portable

Le Japon n'a jamais employé autant d'étrangers : 2 571 037 fin octobre 2025, un record pour la 13e année de suite. La moitié des entreprises manquent de salariés permanents et les salaires progressent. Voici les secteurs qui recrutent, les repères de salaire et les visas à connaître.

Un marché du travail favorable aux candidats

Les secteurs qui manquent de bras

Secteur Entreprises en manque de salariés permanents (avril 2026)
Services informatiques 66,7 %
Transport et logistique 65,9 %
Maintenance, sécurité et inspection 65,9 %

Source : TechNews, d'après Teikoku Databank.

La tech recrute particulièrement. Selon le rapport « 2026 State of Tech Talent Japan » de la Linux Foundation, les entreprises japonaises prévoient un solde net d'embauches lié à l'IA de +54 % en 2026, contre +26 % en moyenne mondiale, et de +46 % sur les postes techniques juniors (Linux Foundation).

Repères de salaire

  • Négociations de printemps 2026 (shuntō) : +5,01 % en moyenne, soit 16 400 ¥ par mois, contre 5,25 % en 2025. Dans les entreprises de moins de 300 salariés : +4,69 % (Nippon.com / Jiji Press, bilan Rengō).
  • Salaire minimum à Tokyo : 1 280 ¥ de l'heure depuis le 1er octobre 2026, le plus élevé du Japon (Bureau du travail de Tokyo). Un repère utile pour un conjoint ou un étudiant qui vise un temps partiel.

Quel visa pour travailler au Japon ?

Ingénieur / spécialiste en sciences humaines / services internationaux. C'est le statut de nombreux cadres expatriés : 475 790 personnes le détenaient fin 2025 (Adnkronos / Jiji Press).

Travailleur qualifié spécifique (tokutei ginō). 390 296 détenteurs fin 2025, un record. Il couvre 16 secteurs, dont la restauration, les soins aux personnes âgées, la construction, l'hôtellerie et l'agriculture. Le niveau 2, détenu par 7 955 personnes, permet de faire venir sa famille (Adnkronos / Jiji Press).

Visa vacances-travail (PVT). Pour les Français de 18 à 30 ans à la date de la demande, pour un an maximum, sans prolongation ni changement de statut possible. Il faut justifier de 4 500 € sur un compte, ou de 3 100 € avec un billet aller-retour, et déposer la demande en personne au consulat compétent (Consulat général du Japon à Marseille).

Les places sont limitées : 1 800 par an pour les Français, un quota atteint ces deux dernières années selon pvtistes.net (mise à jour du 28 septembre 2026). Les rendez-vous de dépôt se réservent vite : renseignez-vous tôt auprès de votre consulat.

Créer sa propre société. Le visa Business Manager a changé en profondeur en octobre 2025 : lisez notre guide pour créer son entreprise au Japon.

Les frais de séjour ont fortement augmenté le 1er octobre 2026 : voir notre guide sur le titre de séjour.

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Recruter à l'étranger, c'est aussi organiser l'arrivée : logement, mairie, banque, école des enfants. Kizuna Relo prend en charge l'installation de vos collaborateurs à Tokyo, en français et en anglais : logement, démarches et conciergerie.

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Questions fréquentes

Les services informatiques (66,7 % des entreprises en manque de salariés), le transport et la logistique (65,9 %), et la maintenance, sécurité et inspection (65,9 %), selon Teikoku Databank en avril 2026.

1 280 ¥ de l'heure depuis le 1er octobre 2026, le plus élevé du Japon.

Oui, entre 18 et 30 ans à la date de la demande, pour un an maximum et dans la limite de 1 800 places par an, avec 4 500 € d'économies, ou 3 100 € et un billet aller-retour.

2 571 037 fin octobre 2025, un record pour la 13e année consécutive.

Sources